Kinshasa, 3 Mai 2026,(infosducongo.cd). - L’Alliance des Travaillistes Congolais pour le Développement, ATD, monte au créneau. Dans une déclaration signée ce samedi par son président national José Makila Sumanda, le parti exprime sa « ferme désapprobation » face aux sanctions du Trésor américain visant le sénateur à vie Joseph Kabila Kabange.
« Il est temps de dire les choses sans détour ces sanctions ne sont ni anodines, ni innocentes, encore moins désintéressées une logique ancienne d’ingérence étrangère permanente dans les affaires intérieures de la RDC aujourd’hui tolérée, relayée, voire encouragée par Kinshasa le pouvoir en place », a déclaré José MAKILA mSumanda président national de l'ATD.
Au regard de Souveraineté nationale
« Le Congo n’est sous la tutelle de personne. Ni des États-Unis, ni d’aucune autre puissance étrangère. Notre pays ne sera jamais le 51ème État des États-Unis », martèle l’ancien vice-Premier ministre. Il rappelle que « seul le peuple congolais possède la légitimité morale, politique et historique » pour juger le bilan de Joseph Kabila.
En terme du bilan de Kabila,
L’ATD souligne qu’à 29 ans, Joseph Kabila « a hérité d’un pays meurtri, fragmenté par la guerre » et qu’il a « œuvré à la réunification du territoire, à la pacification progressive et à la continuité de l’État sur 2.345.410 km² ». Pour Makila, « l’histoire retiendra cela ».
Le parti dénonce une volonté d’« affaiblir la RDC, fracturer son unité nationale, opposer ses filles et ses fils ». D’où une série de « Non » : « Non aux injonctions dictées par des intérêts géostratégiques obscurs, Non à la manipulation de nos institutions, Non à la confiscation de notre souveraineté ».
José Makila adresse son « soutien total et indéfectible » à Joseph Kabila Kabange, exprimant sa « solidarité dans son combat pour le rétablissement de la démocratie, de l’État de droit et de la souveraineté véritable ». Il conclut : « Lorsqu’un peuple est confronté à l’oppression, la résistance devient un devoir historique ».
Cette sortie de l’ATD intervient alors que l’UDPS a appelé à une marche lundi 4 mai pour soutenir ces mêmes sanctions américaines. Deux lectures diamétralement opposées qui illustrent la polarisation de la classe politique congolaise autour du cas Kabila.
Infosducongo.cd/RDC/Patrick GAGAYA MATONDI.