Kisangani, 25 juillet 2026 (Infosducongo.cd). Plusieurs acteurs du secteur de l'éducation montent au créneau après la publication d'un article mettant en cause l'organisation de la Revue annuelle des performances (RAP) de la Province Éducationnelle Tshopo 1. Ils dénoncent ce qu'ils qualifient de « procès d'intention » fondé sur des allégations qui, à ce stade, ne sont étayées par aucune décision administrative, judiciaire ou disciplinaire.
« La Revue annuelle des performances est un exercice institutionnel prévu par les réformes du secteur de l'éducation. Les divergences d'opinions sont normales, mais elles ne peuvent pas justifier une campagne visant à discréditer un responsable sans que les faits aient été établis par les autorités compétentes. », a déclaré un acteur du secteur éducatif.
Selon ces acteurs, la Revue annuelle des performances est un mécanisme technique inscrit dans les réformes du système éducatif congolais. Ils estiment qu'il est inapproprié de jeter le discrédit sur cet exercice stratégique sans produire d'éléments probants démontrant une quelconque irrégularité dans son organisation. « Les opinions et les critiques sont légitimes dans un État de droit. En revanche, transformer des suppositions en certitudes et porter atteinte à l'honneur d'un responsable public sans preuve est une démarche qui ne contribue ni à l'amélioration de la gouvernance ni à l'intérêt supérieur de l'éducation », ont déclaré plusieurs intervenants.
S'agissant du Directeur provincial de l'Éducation, Alain Muimbu Muimbi, ces acteurs rappellent qu'il bénéficie, comme tout citoyen, de la présomption d'innocence. Ils soulignent qu'aucune autorité compétente n'a établi qu'il aurait violé les textes régissant la Revue annuelle des performances ni pris des décisions contraires aux dispositions réglementaires.
Ils invitent par ailleurs les médias à exercer leur mission avec rigueur, professionnalisme et sens de responsabilité, en privilégiant la vérification des faits, le recoupement des informations et le respect du contradictoire avant toute publication susceptible de porter atteinte à la réputation d'une personne.
Les mêmes sources mettent en garde toute personne qui chercherait à instrumentaliser les médias ou les réseaux sociaux pour régler des différends personnels ou professionnels. Elles rappellent que la liberté de la presse est un pilier de la démocratie, mais qu'elle s'accompagne du devoir d'exactitude, d'équilibre et du respect des droits des personnes concernées.
Enfin, elles appellent les partenaires de l'éducation, les organisations de la société civile et les autorités compétentes à privilégier un dialogue constructif et à laisser les mécanismes officiels d'évaluation apprécier objectivement le déroulement de la Revue annuelle des performances, dans l'intérêt exclusif de l'école congolaise et de l'amélioration de la qualité de l'enseignement.
Infosducongo.cd/Kisangani/MAINDI