Kisangani, 28 septembre 2026 (Infosducongo.cd).
La survenue de cas de maladie à virus Ebola dans un environnement hospitalier ne saurait, à elle seule, établir une responsabilité directe d’un établissement sanitaire situé à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, la transmission du virus obéissant à des mécanismes épidémiologiques précis qui nécessitent une investigation avant toute conclusion.
La maladie à virus Ebola est une infection virale qui se transmet principalement par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou d’autres liquides biologiques d’une personne infectée. La transmission peut également intervenir par contact avec des objets ou des surfaces contaminés par ces liquides biologiques, selon l’Organisation mondiale de la Santé.
Dans les formations sanitaires, les professionnels de santé figurent parmi les personnes susceptibles d’être exposées lorsqu’ils prennent en charge des patients infectés. Cette exposition peut notamment survenir lors de contacts directs avec un malade ou avec ses liquides biologiques, particulièrement lorsque les mesures de prévention et de contrôle des infections ne sont pas strictement appliquées.
Toutefois, la présence d’un cas d’Ebola dans un établissement hospitalier ne signifie pas automatiquement que celui-ci est à l’origine de la contamination. Le virus ne se crée pas dans l’hôpital et un établissement de santé ne « donne » pas spontanément la maladie à son personnel.
Pour établir une éventuelle chaîne de transmission au sein d’une structure sanitaire, les équipes spécialisées doivent rechercher les contacts, reconstituer les déplacements et les éventuelles expositions, identifier les personnes à risque et analyser les circonstances dans lesquelles un contact avec le virus aurait pu se produire.
La période d’incubation de la maladie, qui peut aller de deux à 21 jours, constitue également un élément important dans l’enquête épidémiologique. Une personne infectée peut ainsi avoir été exposée au virus avant son admission ou avant son passage dans une structure sanitaire.
Dans ce contexte, les accusations visant un établissement sanitaire doivent être distinguées des faits scientifiquement établis. L’existence d’une infection chez un membre du personnel ne constitue pas, à elle seule, la preuve d’une défaillance de l’hôpital. Toute éventuelle responsabilité devrait être établie sur la base d’éléments objectifs permettant de démontrer une exposition et, le cas échéant, une chaîne de transmission liée à l’établissement.
Malgré ce contexte sanitaire difficile, l’établissement sanitaire reste au service de la population et poursuit sa mission de prise en charge des malades et de sauvegarde des vies humaines, dans le respect des mesures de prévention et de contrôle des infections. L’établissement entend ainsi continuer à assurer les soins à la population tout en contribuant aux efforts de prévention et de lutte contre la maladie à virus Ebola.
Dans cette affaire sensible, la priorité demeure la protection des patients et des professionnels de santé, la recherche scientifique des circonstances de contamination et la lutte contre la propagation de la maladie, dans le respect des faits et sans conclusions hâtives à l’encontre d’un établissement sanitaire.
Infosducongo.cd.