Kisangani, 22 juillet 2026 (Infosducongo.cd).
Le Guichet unique de permis de construire (GUPEC) de la Tshopo au nord-est de la République Démocratique du Congo, est au centre d'une vive controverse après une dénonciation portée par des journalistes d'investigation, qui contestent la tarification appliquée lors de la délivrance des permis de construire et demandent l'intervention des autorités nationales, a-t-on lu dans un article publié par le média le Baromètre.
« Nous avons officiellement saisi le ministre national compétent afin qu'il diligente une enquête sur les pratiques de gestion du GUPEC/Tshopo, notamment les présumées surfacturations du permis de construire et la perception de frais dont la base réglementaire mérite d'être clarifiée », a déclaré Mr Espedi Saïle, journaliste.
Selon les auteurs de cette dénonciation, un permis de construire pour une habitation de 100 m² coûterait jusqu'à 560 dollars américains, un montant qu'ils jugent excessif au regard de la réglementation. Ils soutiennent que plusieurs rubriques de cette facturation ne seraient pas clairement justifiées par des textes légaux et invitent le GUPEC à publier les bases réglementaires de chacun des frais perçus.
Les dénonciateurs affirment également avoir identifié des prélèvements présentés comme relevant de la DGRNFT, dont ils contestent la conformité avec la réglementation en vigueur. Estimant que ces pratiques méritent un examen approfondi, ils ont officiellement saisi le ministre national de l'Urbanisme et Habitat.
Dans leur requête, ils demandent la suspension du responsable provincial du GUPEC/Tshopo, l'ouverture d'un audit judiciaire sur la gestion des recettes de cette structure et, si les faits dénoncés sont établis, le remboursement des sommes qui auraient été indûment perçues.
Cette affaire fait écho à une polémique similaire en Ituri, où le journaliste d'investigation Banza Muhima Georges conteste également la tarification appliquée par le GUPEC local. Les deux dossiers alimentent le débat sur la transparence dans la délivrance des permis de construire et la nécessité d'un contrôle renforcé des recettes publiques.
À ce stade, aucune autorité compétente n'a confirmé les accusations visant le GUPEC/Tshopo. L'établissement public n'a pas encore réagi aux allégations, pas plus que le ministère national de l'Urbanisme et Habitat. Infosducongo.cd demeure disponible pour publier leur version des faits, conformément au principe du contradictoire.
Infosducongo.cd/Kis/MAINDI.