Gemena 3 Juillet 2026,(Infosducongo.cd ).- Les évêques catholiques ont été exhortés à accompagner l'initiative du changement de la constitution à Gemena chef lieu de la province du Sud-Ubangi par acteur de la société civile.
‹‹ J'exhorte les évêques catholiques à accompagner l'initiative du changement de la constitution actuelle. l’Église catholique doit jouer un rôle de facilitateur plutôt que d'être opposant ›› a déclaré Mr Luc de Sion Kafama Lawe responsable de la structure Innovation plus et acteur de la société civile dans le Sud-Ubangi.
‹‹ Même le contenu de la Bible a subi plusieurs modifications à travers les conciles et les traductions au fil des siècles, sans que cela n’affecte le message central ››, a -t-il ajouté.
Le débat sur la révision constitutionnelle prend une tournure religieuse. Des acteurs politiques et de la société civile exhortent les évêques catholiques à accompagner l’initiative du chef de l’État visant à changer la Constitution.
Cette déclaration intervient en réaction au communiqué de la CENCO qui s’est récemment opposé à tout projet de modification de la Loi fondamentale.
Luc de Sion pense que l'argument avancé est que l’adaptation des textes aux réalités du temps n’équivaut pas à une trahison des principes, que ce soit pour les textes sacrés ou pour la Constitution.
La CENCO, dans son communiqué, avait mis en garde contre toute révision constitutionnelle qu’elle juge prématurée et risquée pour la stabilité du pays. Elle appelle à privilégier la consolidation des acquis démocratiques.
Face à cette position, les partisans du changement demandent aux évêques de ne pas bloquer le débat, mais d’y contribuer avec leur expertise morale et leur proximité avec la population.
Ils rappellent que l’Église a toujours accompagné les grandes mutations du pays, depuis l’indépendance jusqu’aux périodes de transition.
Pour d’autres observateurs, la comparaison entre la Bible et la Constitution reste délicate. La première relève de la foi et de la tradition, la seconde du droit positif et du contrat social.
Le chef de l’État n’a pas encore détaillé publiquement les points précis qu’il souhaite voir modifiés, mais il insiste sur la nécessité d’adapter la Loi fondamentale aux réalités actuelles du pays.
Le débat s’invite désormais dans les paroisses, les médias et les réseaux sociaux, divisant l’opinion entre ceux qui prônent la stabilité institutionnelle et ceux qui plaident pour des réformes rappel t-on.
Infosducongo.cd/Gemena /Patrick GAGAYA