Kisangani, 22 avril 2026 (Infosducongo.cd).
Une recherche scientifique soutenue à l’Université de Kisangani en Tshopo au nord-est de la République Démocratique du Congo, met en évidence les limites de la Constitution congolaise face aux crises institutionnelles et recommande l’intégration des mécanismes issus des accords politiques pour consolider l’État de droit. Soutenue par Me Iron Van Kalombo Musoko, chef des travaux et candidat au diplôme d’études approfondies (DEA).
« Le thème de ma recherche porte sur l’impact des institutions issues des accords politiques sur la consolidation de l’État de droit en RDC, notamment à travers le Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral », a déclaré Me Iron Van Kalombo Musoko, Gouverneur de Lomami.
Dans son développement, le chercheur a relevé plusieurs insuffisances de la Constitution actuelle, particulièrement en matière de gestion des crises exceptionnelles. Selon lui, les mécanismes constitutionnels existants, tels que l’état d’urgence ou l’état de siège, restent limités face à certaines situations politiques complexes. « La Constitution de notre pays présente des faiblesses au niveau des mécanismes de résolution des crises (…) Les questions liées à la gouvernance ou à la révision constitutionnelle ne devraient pas être considérées comme taboues », a-t-il soutenu.
S’appuyant sur l’histoire politique du pays, Me Kalombo Musoko a rappelé que plusieurs crises majeures ont trouvé des solutions à travers des accords politiques, souvent en dehors du cadre strictement constitutionnel. Il a notamment évoqué la crise liée au report des élections en 2016, qui avait nécessité des compromis politiques pour éviter une impasse institutionnelle. « Depuis l’indépendance, plusieurs crises ont été résolues par des accords politiques, bien plus efficaces que certaines dispositions constitutionnelles », a-t-il affirmé.
En conclusion, l’impétrant a plaidé pour une réforme constitutionnelle intégrant des mécanismes spécifiques de gestion des crises, afin d’adapter la loi fondamentale aux réalités politiques du pays. « Il est impératif d’inscrire dans la Constitution des mécanismes de gestion des crises exceptionnelles », a-t-il conclu.
À l’issue de la soutenance, Me Iron Van Kalombo Musoko a obtenu la mention grande distinction.
Infosducongo.cd/ Kis/MAINDI.