Kisangani, 15 avril 2026 (Infosducongo.cd). Des irrégularités majeures ont été relevées dans les études techniques du projet de modernisation de la route aéroportuaire de Kisangani, dans la Tshopo, au nord-est de la République démocratique du Congo, lors d’une réunion présidée par le gouverneur Paulin Lendongolia, évoquant des lacunes préoccupantes.
« Les études techniques initiales présentent des insuffisances notables, notamment parce qu’elles ont été réalisées par l’entreprise elle-même, ce qui compromet la fiabilité de l’ouvrage. Il est impératif de les reprendre avec l’implication de nos services techniques afin de garantir une infrastructure durable et de qualité au bénéfice de la population », a déclaré Patrick Valancio Assumani Madropia, ministre provincial des ITPR.
Outre les faiblesses techniques, la réunion a également mis en lumière un déséquilibre préoccupant entre les paiements effectués et le niveau réel d’avancement des travaux sur le terrain. « Nous avons constaté qu’environ 80 à 90 % des paiements ont déjà été exécutés, alors que sur terrain, le niveau réel d’avancement oscille entre 30 et 40 %, ce qui a suscité de sérieuses inquiétudes », a-t-il fait savoir.
Ce décalage alimente des interrogations sur la gestion du projet et renforce les préoccupations des autorités quant à la transparence dans l’exécution des travaux.
Abordant l’importance stratégique de cette infrastructure, les responsables provinciaux ont rappelé que la route aéroportuaire constitue la principale voie d’accès à l’aéroport international de Bangoka, ainsi qu’une porte d’entrée essentielle pour la ville de Kisangani. « la dite route constitue la principale entrée de la ville et n’a jamais été asphaltée depuis l’époque coloniale. Il ne s’agit pas d’une simple réhabilitation, mais d’une véritable construction appelée à durer dans le temps », a précisé le ministre provincial.
Face à ces constats, des mesures strictes ont été arrêtées pour renforcer le contrôle technique des travaux. Les services spécialisés, notamment l’Office des voiries et drainage (OVD) et le Bureau technique de contrôle (BTC), ont été instruits de veiller rigoureusement au respect des normes en vigueur. « Les services techniques, notamment l’OVD et le BTC, ont été instruits de veiller rigoureusement à la qualité des travaux. Faute de quoi, ils seront considérés comme complices et s’exposeront à des sanctions lourdes », a-t-il conclu.
Infosducongo.cd/ Kis/MAINDI.